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Ce monde dans lequel on vit

L'humanité, du fait qu'elle a la possibilité de choisir, de réfléchir, de connaître, devrait agir en fonction de son pouvoir et de ses connaissances. Malheureusement, ce n'est pas ce qui se passe. Si mes films pouvaient doucement encourager les gens à réagir positivement... C'est tout le fond de l'histoire de l'Homme qui plantait des arbres. Chacun a le pouvoir de décision. Il faut mettre en branle sa volonté, la pérennité de ce désir de faire une vie qui soit bénéfique pas seulement à soi- même mais au milieu dans lequel on vit. Frédéric Back, peintre, illustrateur et réalisateur


Le Parc Frédéric Back

Là où il n'y avait pas d'arbres, il y en a maintenant des centaines et bientôt des milliers. Là où se trouvent enfouis des secrets honteux de dépotoir, surgissent désormais au grand jour des sphères qui captent et réparent. Et là où se tenait des cheminées d'une cimenterie, s'élève un monument pour une communauté qui s'est défendue. L'oeuvre d'aluminium nommée Anamnèse 1+1 a été moulée à partir de ballots de tissus formant la trame de nos vies; de cette œuvre, émerge un arbre qui renaît de cette terre malmenée.


Tout a changé sur ces terres. L’air lui-même. Au lieu des odeurs nauséabondes émergeants du sol de jadis, souffle maintenant une brise chargée d’odeurs d'herbes longues et de renouveau. Les arbres encore jeunes commencent à faire fredonner le vent dans leurs feuilles nouvelles. Certains des sentiers sont bordés de verdure et donnent à voir ce qu'il adviendra. Il ne nous est pas souvent donné d'être témoin de la naissance d'une forêt. Frédéric Back qui célèbre son centième anniversaire de naissance en cette année d'éclipse et dont le parc porte son nom, aurait aimé ce début des temps.


Ce parc étonne, détonne. Il s'étend et se vallonne. La faune d'oiseaux, d'insectes, de petits mammifères et d'amphibiens, sont revenus comme une mémoire oubliée et retrouvée. Les fossés qui reçoivent les eaux de pluie accueillent fleurs, papillons et pollinisateurs. Les gens des quartiers avoisinants s'y côtoient portant chacun en eux ce pouvoir secret de décider.


Tout est presque encore à découvert; le regard porte loin et donne à voir cette ville imparfaite qu'est Montréal. C'est ma ville d'adoption et ce parc, est mon parc d'intention. Ce qu'ils deviendront m'appartient, nous appartient. Il faut mettre en branle sa volonté, disait Frédéric Back.


À la fête des mères le 12 mai dernier, les Mères au front et leurs alliés l'ont fait. Nous sommes venues par centaines sur ce territoire parler d'espoir, de colère aussi. Nous avons donné au vent le nom de nos enfants qui sont allés rejoindre les cerfs-volants. La volonté nous habite. Et l'œuvre de Frédéric Back aussi. Elle est immense et nous conduit vers cette Terre renouvelée dont il avait commencé à tracer le chemin.















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